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La journée type des tricolores

En compétition, la journée des joueuses françaises se déroule invariablement de la même façon. Du lever au coucher, de l'entraînement matinal au match, rien n'est laissé au hasard. Tout est scrupuleusement programmé, voire minuté.

OLIVIER KRUMBHOLZ

7 h 30 - « Cela commence en général à cette heure par un petit déjeuner. Ensuite, il y a un moment consacré aux soins et une période que j'utilise pour une séance commentée de vidéo. »
 
9 h 30 - « C'est le moment du départ pour l'entraînement. Il s'agit d'une séance relativement légère, qui dure entre une heure et une heure et quart, soit de 10 h à 11 h-11 h 15. Ensuite, c'est le retour à l'hôtel. »

Soins et repos


12 heures - « Nous prenons le repas aux alentours de 12 h-12 h 15. Le repas est suivi d'une sieste et d'un nouvelle séance de soins. »
 
15 heures - « Nous enchaînons avec une réunion technique. Cette réunion est suivie d'une petite collation. »

Avant et après-match

17 heures - « En fonction de l'heure du match (ici l'horaire du 1er tour, ndlr), nous quittons l'hôtel 1 h 30 avant le début de la rencontre. Ensuite, le match et, à l'issue, les joueuses effectuent une séance d'étirements qui dure environ 20 minutes. »
 
21 heures - « Nous rentrons à l'hôtel. Nous prenons un repas léger et dodo... »
 
22 heures - Faîtes de beaux rêves.

le 1er tour

  Date
  Rencontre
  Score
         
ven 06/12/2002
DANEMARK
b.
UKRAINE
27 - 23
FRANCE
b.
PAYS-BAS
25 - 24
sam 07/12/2002
DANEMARK
b.
FRANCE
20 - 17
UKRAINE
b.
PAYS-BAS
28 - 26
dim 08/12/2002
FRANCE
b.
UKRAINE
24 - 21
DANEMARK
b.
PAYS-BAS
27 - 23

Classement
   Equipe  Pts   J.   G.   N.   P.   p.   c.   Diff.
 
  1 . DANEMARK
6   
3   
3   
0   
0   
74   
63   
11   
  2 . FRANCE
4   
3   
2   
0   
1   
66   
65   
1   
  3 . UKRAINE
2   
3   
1   
0   
2   
72   
77   
-5   
  4 . PAYS-BAS
0   
3   
0   
0   
3   
73   
80   
-7   


Revue d'éffectif

Privée d'un de ses éléments majeurs, Leïla Lejeune, sacrée meilleure arrière gauche lors du Mondial en 2001, l'équipe de France présente malgré tout huit vice-championnes du monde sur seize sélectionnées. Revue d'effectif.





Les Française au second tour

Les Tricolores ont assuré l'essentiel en se qualifiant pour la deuxième phase de poules. Elles ont obtenu le précieux billet malgré quelques difficultés. Le groupe, diminué par des blessures à répétition durant la période préparatoire, n'évolue pas encore, loin s'en faut, à son meilleur niveau. Les Françaises, lors de leurs premiers matches ont laissé entrevoir de bonnes choses en défense, mais pêchent encore en attaque, et notamment dans la finition.

Un petit but face aux Pays-Bas (25-24), et la France s'est ouvert une petite porte sur la suite de l'Euro 2002. Cette victoire arrachée dans la douleur et l'adversité souligne une fois encore certaines vertus caractéristiques du sept tricolore. Abnégation et courage ornent le blason de cette équipe depuis une certaine campagne mondiale en 1999. Des qualités, certes indispensables, pour bien figurer au plus haut niveau, mais qui, à elles seules, ne suffisent pas pour tutoyer les plus hauts sommets. Le mal dont souffre la France en attaque semble enkysté



Myriam Saïd Mohamed ne se présente pas dans les meilleures conditions au tir

Deux points faibles:

Ce mal n'est pas nouveau. Il est connu, clairement identifié. Mais, surtout, il est récurrent. L'équipe de France féminine ne l'a pas éradiqué, loin s'en faut. Tout au plus trouve t-elle un placebo de temps en temps. Mais, l'inconstance en montée de balle et au tir est encore bien souvent comme une plaie à vif.

Olivier Krumbholz le sait, lui qui avant l'Euro avait clairement établi le diagnostic. «Nous sommes fragile sur le tir et sur la montée de balle, soulignait alors l'entraîneur. Nous connaissons trop de déchets en attaque qui nous rendent inefficaces». Le match face au Danemark illustre parfaitement le propos, mais pas uniquement lors de cette rencontre. Durant ce premier tour, les Tricolores n'ont guère montré une amélioration de leur état de santé dans ces domaines. Nulles, ni les plus anciennes ni les plus jeunes ne sont épargnées.
« Plus nous sommes en difficulté dans un match, plus l'adversaire nous met sous pression, plus nous perdons de ballons, souligne Olivier Krumbholz. Nous sommes pleinement responsables de ces pertes de balles. En revanche, en ce qui concerne le tir, nous sommes très dépendant de la gardienne adverse. Le tir est un duel. Parfois, nous sommes en situation d'échec car la gardienne adverse réalise une partie exceptionnelle ».


Sandrine Delerce verrouille l'axe de la défense française.

Des raisons d'espérer :

L'équipe de France a certes confirmé sa fragilité dans certains secteur de jeu, mais aussi sa solidité dans d'autres. Ainsi en défense, où les Tricolores ont démontré toute l'étendue de leur compétence. Bien regroupé devant une Valérie Nicolas qui a retrouvé toutes ses sensations, la défense veille au grain. Sa force principale est de varier ses schémas, passant tour à tour d'une 0-6 à à 1-5, lorsque la situation l'impose.

Cette faculté à s'adapter à l'attaque adverse, à la déstabiliser pour la faire douter, a souvent bien fonctionné, notamment face au Danemark. Les joueuses danoises ont connu de grosses difficultés à imposer leur rythme et surtout leur jeu. Mais, au final, cela s'est avéré vain. Les Françaises n'ont pas les ressources physiques nécessaires pour lutter durant une heure avec des formations de ce niveau. Ces faiblesses expliquent la fébrilité et les maladresses dont les Tricolores se sont rendues coupables à l'occasion du tour préliminaire.
Les Françaises ont tout de même dévoilé un autre visage face à l'Ukraine. Elles sont montées en puissance et ont su hisser leur niveau de jeu. Surtout, elles ont répondu physiquement au défi que la rude défense ukrainienne leur a imposé. Le constat est plutôt encourageant avant les joutes futures, et particulièrement face à la Yougoslavie et la Roumanie, voire l'Autriche, qui se profilent sur la route menant aux demi-finales.


le 2ème tour

  Date
  Rencontre
  Score
         
mar 10/12/2002
AUTRICHE
b.
UKRAINE
32 - 19
FRANCE
b.
YOUGOSLAVIE
29 - 27
 
DANEMARK
b.
ROUMANIE
25 - 23
mer 11/12/2002
FRANCE
b.
ROUMANIE
29 - 26
YOUGOSLAVIE
b.
UKRAINE
39 - 24
DANEMARK
b.
AUTRICHE
26 - 20
jeu 12/12/2002
AUTRICHE
b.
FRANCE
30 - 22
DANEMARK
b.
YOUGOSLAVIE
28 - 25
ROUMANIE
b.
UKRAINE
19 - 17

Classement
   Equipe  Pts   J.   G.   N.   P.   p.   c.   Diff.
 
  1 . DANEMARK
10   
5   
5   
0   
0   
126   
108   
18   
  2 . FRANCE
6   
5   
3   
0   
2   
121   
124   
-3   
  3 . YOUGOSLAVIE
6   
5   
3   
0   
2   
153   
129   
24   
  4 . AUTRICHE
4   
5   
2   
0   
3   
126   
124   
2   
   -   ROUMANIE
4   
5   
2   
0   
3   
120   
124   
-4   
  6 . UKRAINE
0   
5   
0   
0   
5   
104   
141   
-37   

La France en demi

Après ses succès contre la Yougoslavie et la Roumanie, la France a paru impuissante et fatiguée contre l'Autriche, lors de son dernier match du 2e tour. Largement battues (22-30), les Bleues se qualifient néanmoins pour les demi-finales.

En effet, grâce à la victoire du Danemark, invaincu dans la compétition, sur la Yougoslavie (28-25), les filles d'Olivier Krumbholz obtiennent leur billet pour le dernier carré aux dépens des Yougoslaves, qui ont pourtant le même nombre de points et même une meilleure différence de buts que la France. Mais, mardi, les Tricolores s'étaient imposées face à cette équipe yougoslave, et c'est donc grâce à ce succès important qu'elles ont maintenant le droit de défier la Norvège, samedi. L'autre demi-finale opposera le Danemark à la Russie.
Contre l'Autriche, dès le début de la rencontre, la France se montre en difficulté en attaque. Après avoir obtenu un court avantage, les Tricolores se font très vite dépasser par les Autrichiennes, agressives, qui les mitraillent de tous les coins du terrain.

A la reprise, la France accumule encore les pertes de balle et l'Autriche en profitet pour prendre un peu plus le large. Malgré un petit relâchement de la part de leurs adversaires, les Tricolores ne parviennent pas à revenir. En effet, les Autrichiennes réussissent toujours à les surprendre par leur jeu rapide à une touche de balle. C'est d'autant plus difficile pour les Bleues, qui continuent de commettre beaucoup de fautes techniques. Et c'est donc en toute logique qu'elles s'inclinent sans gloire, de huit buts.

Olivier Krumbholz (entraîneur de l'équipe de France)
« On accueille cette qualification avec des sentiments mitigés, comme d'habitude avec cette équipe on a des sentiments contrastés. Un match catastrophique contre l'Autriche puis une qualification qui est tout de même historique pour le hand féminin français... On ne l'a pas volée car on a battu la Yougoslavie. La France est à sa place, reste à avoir une place digne en demi-finale. C'est un beau challenge, il s'agit du troisième France-Norvège en trois ans. On va tout mettre en oeuvre pour ne pas renouveler les erreurs du passé. »



Raphaëlle Tervel

 

 

Isabelle Wendling


Stéphanie Ludwig (ailière de l'équipe de France)

« On ne joue pas tous les ans une demi-finale. Ce serait vraiment dommage de s'échouer si près. Après le match d'aujourd'hui (ndlr : défaite face à l'Autriche), on ne peut pas tomber plus bas. La demi-finale se suffit à elle-même pour nous motiver suffisamment. »

Myriame Saïd Mohamed (demi-centre de l'équipe de France)
« C'est la joie, l'euphorie, ça ne nous est jamais arrivé d'être dans le dernier carré, c'est magnifique. Tout le monde est en train de pleurer. Maintenant qu'on y est, on ne va pas chercher longtemps des explications sur la manière dont on s'est qualifié. On passe, un point c'est tout. On va être de vraies "crève-la-faim" ! »

Stéphanie Cano (capitaine de l'équipe de France)
« C'est beaucoup de soulagement, on n'avait pas notre sort entre les mains, on pouvait juste attendre. Je pense déjà à la suite. On fera tout pour se mobiliser, on a prouvé contre la Yougoslavie qu'on avait les moyens de le faire. »

 

Du bronze pour la France

Dominée par la Norvège samedi en demi-finale, la France s'est ressaisie, dimanche, lors du match pour la 3e place : les Bleues ont obtenu la médaille de bronze en battant la Russie, championne du monde en titre (27-22).

En capitaine exemplaire, Stéphanie Cano a largement contribué à cette superbe victoire. Meilleure marqueuse de la rencontre, c'est elle qui inscrivait le premier but français après un engagement rapide, clouant sur place les grands gabarits russes.

Wendling et Van Parys défendaient efficacement au centre et récupéraient des balles synonymes de premier avantage pour les Bleues (3-2). Saïd Mohamed organisait les croisés avec Van Parys, qui usait de son jeu de jambes rapide pour inscrire le 5e but tricolore (9e).

Alors que Nicolas s'imposait dans les buts, Saïd Mohamed et Pecqueux-Rolland défendaient avec acharnement en pointe sur les arrières russes déconcertées.
Leur placement laissait cependant des espaces en défense centrale que Muravyeva et Koltchina exploitaient pour revenir à 6-6 (15e).

Les nombreux arrêts de Nicolas permettaient aux siennes de conserver leur avance après un bon service de Van Parys sur Pecqueux-Rolland et une montée de balle parfaitement étagée conclue par Cano (10-7, 19e).

Réduites à quatre après les exclusions coup sur coup de Saïd Mohamed et Wendling, les Bleues marquaient tout de même par Myaro qui s'envolait seule au-dessus des six paires de bras russes (12-10).

Christine Van Parys
En supériorité, les Russes exploitaient les intervalles, mais leurs adversaires revenaient encore grâce à une contre-attaque de Tervel, après une longue passe décisive de Cano à l'opposé du terrain.

La reprise était moins brillante pour les Françaises qui retombaient dans leurs travers offensifs habituels et ne s'en sortaient que par la réussite de Nicolas dans les buts (17-17, 43e).

Tout était à refaire, Tervel, seule en contre-attaque, manquait l'occasion de reprendre l'avantage. Heureusement pour les Françaises, Cano, encore elle, s'arrachait pour obtenir peu après l'égalisation (18-18).

Les Russes, déstabilisées par l'acharnement défensif des Bleues, peinaient elles aussi en attaque. Les difficultés offensives françaises étaient compensées par la hargne des avants Pecqueux-Rolland et... Cano en fin de montée de balle.

Elles redonnaient du coeur à l'ouvrage à la défense qui, associée à Nicolas, étouffait les dernières tentatives russes. Van Parys, partie en contre attaque sur l'aile droite, offrait la balle du + 3 à un peu plus d'une minute de la fin, assurant la médaille aux Bleues avant un dernier but, pour le spectacle, de Korfanty.


Les résultats

demi-finales
 
NORVEGE b. FRANCE 21 - 16
DANEMARK b. RUSSIE 22 - 18

Vainqueur
DANEMARK
 
Finale
DANEMARK b. NORVEGE 25 - 22
Match pour la 3ème place
FRANCE b. RUSSIE 27 - 22
Match pour la 5ème place
HONGRIE b. YOUGOSLAVIE 43 - 39
Match pour la 7ème place
ROUMANIE b. REPUBLIQUE TCHEQUE 19 - 17

Photos


Stéphanie Moreau


Mélinda Szabo


Valérie Nicolas