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La France parmi les favoris

En compétition, la journée des joueuses françaises se déroule invariablement de la même façon. Du lever au coucher, de l'entraînement matinal au match, rien n'est laissé au hasard. Tout est scrupuleusement programmé, voire minuté.

 

Les Costauds sont de retour

Les Costauds s'apprêtent à écrire le Chapitre 2 de leur saga. L'équipe de France est en ordre de marche pour une nouvelle mission. Elle semble même capable d'entrer définitivement dans l'histoire de ce sport. Si elle glane un deuxième titre consécutif, elle rejoindra les mythiques équipes de Roumanie (1961-1964 et 1970-1974) et de Suède (1954-1958), seuls pays à avoir conservé leur titre.

Les Tricolores semblent en mesure d'atteindre cet objectif. Un objectif qu'ils se sont fixé eux-mêmes. Un objectif qui dépasse celui de la Fédération, une médaille olympique en 2004 à Athènes. Les Français ont encore faim de victoires. Les matches de préparation qui ont débuté avec la World Cup, en Suède, début novembre 2002, en attestent. Les hommes de Claude Onesta ont vaincu les meilleurs, à domicile comme à l'extérieur.

À leur tableau de chasse, ils ont épinglé : l'Allemagne (au Tournoi des Arènes à Metz, le 11 janvier), la Suède à deux reprises (Nation's Cup à Belgrade, le 5 janvier, World Cup en Suède, en novembre 2002) et la Russie (World Cup), une première dans un tournoi majeur. Sans compter la Yougoslavie et l'Egypte. Seul le Danemark a perturbé cette dynamique retrouvée de la victoire.



L'équipe de France a digéré le revers de l'Euro 2002 en Suède. Transparents par moments, ne comptant plus les défections sur blessures, émoussés physiquement, les Tricolores étaient passés à travers, terminant 6e. Indigne d'un champion du monde en titre. Ils ont retenu la leçon. Physiquement, ils sont prêts. Y compris les revenants comme Greg Anquetil ou François-Xavier Houlet. Mentalement, ils sont forts. Bref, les Costauds sont de retour avec un double objectif : un nouveau titre et un billet pour les Jeux Olympiques d'Athènes (les 7 premiers du Mondial sont qualifiés directement).


Six pour quatre places

Pas moins de six équipes peuvent prétendre au titre, y compris la France. Les cinq autres sont : la Suède (championne d'Europe en titre et vice-championne du monde), la Russie (championne olympique en 2000), l'Allemagne (vice-championne d'Europe en 2002), le Danemark (3e à l'Euro 2002) et l'Espagne.

« Les Suédois sont vieillissants, souligne Claude Onesta, entraîneur tricolore. Mais sur le Mondial, ils peuvent encore être parfaitement opérationnels et réaliser un coup ». Les Suédois auront fort à faire dans ce tournoi, dès le tour préliminaire. Ils rencontreront notamment le Danemark, l'Egypte et la Slovénie dans le Groupe D. Autant de matches âpres à disputer, avec le risque de voir ces trentenaires s'émousser au fil du temps.



Autre prétendante sérieuse : la Russie. « Ils sont comme nous, à savoir qu'ils ont commencé à renouveler leur effectif, précise Onesta. Les leaders, mercenaires qui jouent à l'étranger, sont toujours bien présents, comme le gardien Lavrov, et, en plus, la jeune génération a maintenant un niveau d'expérience intéressant ». La Russie, bête noire de la France, évolue dans le même groupe préliminaire. Français et Russes en découdront pour une probable finale de poule déjà déterminante, le dimanche 26 janvier.


Un nouveau venu, le Danemark

Le petit nouveau dans le peloton des favoris, c'est le Danemark. « C'est vraiment l'équipe qui monte, rappelle Onesta. C'est une formation jeune, composée de joueurs qui évoluent ensemble depuis longtemps. Les Danois seront bien présents, forts de leur bon résultat au dernier Euro ». On pourra vite en juger puisque le Danemark a hérité d'un des groupes les plus difficiles avec la Suède, la Slovénie, l'Egypte, l'Algérie et le Brésil.

De son côté, l'Allemagne a renoué avec son lustre passé et peut avancer de solides arguments. « Les Allemands reviennent au premier plan, confirme Onesta. Ils sont passés tout près de la consécration au dernier Euro. Ils auront le désir de confirmer et concrétiser leurs bonnes dispositions. Ils peuvent s'appuyer sur des joueurs cadres et un jeu bien huilé ».

Souvent citée, mais répondant rarement aux espoirs placés en elle, telle est l'Espagne. « Les Espagnols sont toujours à la recherche d'une consécration au plus haut niveau, explique Onesta. Ils ont une équipe vieillissante avec des joueurs comme Dusjhebaev, Masip et Garralda, qui ont plus de 32 ans. Les Espagnols n'ont pas préparé l'avenir, et ils jouent gros sur ce Mondial ». L'Espagne évolue dans le groupe A où seules la Yougoslavie et la Pologne peuvent lui causer des tourments.



Les outsiders

S'ils ne figurent pas parmi les grands favoris, ils sont un certain nombre à ne renoncer à toute prétention. Ils peuvent même déjouer les prosnotics. Ce groupe est constitué des imprévisibles artistes yougoslaves, des Islandais, des Égyptiens et des Portugais. Ces derniers joueront à domicile, un sérieux avantage.

« Les Yougoslaves peuvent être exceptionnels, battre n'importe qui, comme ils peuvent s'autodétruire, souligne Claude Onesta. Ils peuvent être brillants ou bien ridicules et catastrophiques. Tout dépend des joueurs sélectionnés et de leur capacité à jouer ensemble. Individuellement, ils sont les meilleurs du monde, mais leur difficulté tient dans la gestion du collectif ».

Enfin, l'aventure des Bleus en France, en 2001, a certainement donné quelques idées aux Portugais, hôtes de ce Mondial. « Le Portugal a une équipe en devenir, précise Onesta. Les Portugais bénéficieront de la ferveur de leur public. Les joueurs sont en conflit avec leur fédération (ils veulent revaloriser leur statut et... leurs primes de résultats, ndlr) et auront une ferme motivation de prouver leur valeur ».



Les chiffres

 De 1 à 722, quelques repères pour suivre le Mondial 2003 hommes, du 20 janvier au 2 février au Portugal.  
 
  Bertrand Gille et Christophe Kempe usent un maillot par match. Les deux pivots occupent un poste particulièrement exposé au sein des défenses adverses.
- La défense française n'a qu'un patron : Didier Dinart. Le Montpelliérain s'est affirmé dans ce rôle lors du dernier Mondial en France.
- Un joker. Claude Onesta n'a retenu que deux gardiens de but pour maintenir en réserve le jeune arrière de Montpellier, Nikola Karabatic.
  -  Une ville accueillera les finales, les 1er et 2 février, la capitale : Lisbonne.
 
  Deux gardiens et non trois dans une sélection tricolore, ça n'était plus arrivé depuis des décennies. Claude Onesta a retenu Bruno Martini et Thierry Omeyer (Montpellier), écartant le double champion du monde, Christian Gaudin.
- Il n'y a que deux véritables spécialistes en équipe de France. Le gaucher Greg Anquetil (Montpellier) et le droitier Olivier Girault (Paris HB) sont de purs ailiers, en attaque comme en défense.

   Trois Français disputent leur premier Mondial : Cédric Burdet (Montpellier/113 sélections), Christophe Kempe (Toulouse/37) et François-Xavier Houlet (Gummersbach/Allemagne/48).
- C'est le nombre de pivots dont dispose l'équipe de France. Outre l'inamovible Bertrand Gille, sacré meilleur joueur du monde à ce poste en 2001, on trouve Christophe Kempe et Didier Dinart.
 
  La sélection tricolore compte quatre gauchers : Greg Anquetil, Patrick Cazal (Essen/Allemagne), qui défend à l'aile et attaque comme arrière, Joël Abati (Magdebourg/Allemagne), qui fait l'inverse, et Cédric Burdet.
- Quatre Français, Jackson Richardson (Pampelune/Espagne), Patrick Cazal, Greg Anquetil et Bruno Martini peuvent décrocher un troisième titre mondial.
 
  C'est le nombre de jeux de maillots embarqués par la délégation française.

  Le Mondial portugais se déroule dans neuf villes différentes : Madère, Guimares, Viseu et San-Joao de Madère (tour préliminaire), Rio de Major, Povao de Varzim, Espinho et Caminha (tour principal), et Lisbonne (finales).
 
  C'est le contingent de nations européennes présentes au Portugal, sur 24 équipes engagées.
 
  C'est le nombre de qualifiés pour le tour principal, qui aura lieu les 29 et 30 janvier.
 
  C'est l'âge du « Cap'tain ». Jackson Richardson, demi-centre sacré meilleur joueur du monde en 1995 est désormais l'ainé des sélectionnés français.
 
  C'est le nombre record de sélections de Jackson Richardson au début de la compétition.
 
  Autre record de Richardson, le nombre de buts marqués, avec 4 pénalties seulement.

Jérome Fernandez

 

 

Bertrand Gilles

 

 

 

Jackson Richardson

 

Qui sont les 'costauds' de 2003

Claude Onesta, entraîneur national, a désigné 15 joueurs sûrs de participer au Mondial, dont seulement deux gardiens, se gardant deux jokers en réserve. Découverte. 



 

Richardson parle de cap'tain Jack


 

 

 

 

 

 

 

Un capitanat qui va de soi

Jackson Richardson est un joueur atypique, un artiste de la petite balle orange. En 1995, année du premier titre mondial français, il est sacré meilleur joueur du monde, alors que son rôle se cantonne à des tâches défensives. Une grande première dans l'histoire du handball.

Mais tout imprévisible qu'il soit pour l'adversaire sur un terrain, le Réunionnais n'en demeure pas moins un joueur de devoir, responsable, et dont l'investissement à la cause bleue ne se dément jamais. Pas étonnant donc, qu'au fil de sa longue aventure sous le maillot tricolore, il ait fini par endosser le rôle de capitaine.


« Pas dans mon tempérament »

Il ne fuit pas les responsabilités. Pour preuve, en 2000, à l'occasion de l'Euro en Croatie, il assure l'intérim de Gueric Kervadec, capitaine mais absent pour cause de blessure. « Ce n'est pas dans mon tempérament, souligne Jackson Richardson. Cela s'est fait par la force des choses. Je n'étais pas obligé, mais... ». Sans discuter, il effectue la pige. Et quand Gueric Kervadec revient, il lui rend le brassard d'aussi bonne grâce.

Les Jeux Olympiques de Sydney, en 2000, sonnent l'heure de la retraite internationale pour Kervadec. Il laisse le poste de capitaine vacant. Les rescapés du douloureux épisode australien plébiscitent alors Jackson Richardson. Leader naturel, son influence est ainsi officialisée.


« Mon vécu est plus important »

Il avance à pas comptés dans le rôle. Mais, peu à peu, il prend sa pleine mesure, à la faveur du Mondial 2001 en France. D'abord en retrait durant les matches préliminaires, on observe sa montée en puissance dans les rencontres suivantes. Il harangue ses partenaires depuis le banc de touche, les conseille. Et ce sera ainsi jusqu'à la finale d'anthologie, à Bercy, au terme de laquelle il brandit le trophée de champion du monde.

« Par l'intermédiaire du brassard, j'essaie de transmettre un mode d'organisation au collectif, explique Cap'tain Jack. Mais, je le répète, le capitaine seul ne peut pas tout faire, tout voir. Ma vision du capitanat est collective, car c'est un rôle dans lequel tout le monde doit s'investir ».

L'investissement de chacun pour une cause commune, c'est son credo. « Le brassard ne modifie en rien le degré d'investissement qui est le mien, sur et en dehors du terrain, affirme le Réunionnais. Le brassard est un moyen d'avoir plus de relations avec les entraîneurs. Je sers de relais entre le staff et les joueurs, mais je pense que mon vécu de joueur est plus important ».

Un vécu qui a valeur d'exemple. Une expérience et un palmarès de virtuose qui inspire le respect à tous ses coéquipiers. Ce meneur d'hommes, funambule et jongleur, prouve par le geste, plus que par la parole que le costume de capitaine est taillé à sa mesure.

 

Technique

Les relations de l'arrière avec le pivot et l'ailier
Les relations à deux: L'écran

Le pivot quitte la ligne des 6 mètres. Il vient prendre position devant le défenseur. Dans le même temps, l'arrière porteur de balle oriente sa course en direction de son partenaire qui fait barrage. « De la sorte, il empêche le défenseur de monter. Le tireur est beaucoup moins gêné, quasiment libre au moment de déclencher sont tir. En d'autres termes, il s'agit une relation à deux, antéropostérieure, entre pivot et arrière, dans la profondeur. L'arrière prend son impulsion devant le pivot en écran et déclenche son tir. »
Claude Onesta

Le Bloc

 

« Le bloc est toujours une relation entre le pivot et l'arrière porteur de balle. Mais, dans ce cas-là, on cherche à bloquer le flottement latéral du défenseur. »

Le pivot quitte la ligne des 6 m. Il accompagne l'adversaire chargé de défendre sur son partenaire, l'arrière porteur de balle. Il se déplace ainsi jusqu'à la ligne en pointillé des 9 m, plutôt sur l'intervalle intérieur.Tout est une question de « timing ». « L'arrière porteur de balle est déjà engagé dans sa course. La course du défenseur est également connue, car elle vise à s'opposer à celle de l'attaquant. Le pivot vient se mettre en obstacle, coupant ainsi sa course et libèrant son partenaire. Il permet à ce dernier de poursuivre son action sans contrainte ».

Le bloc-remise

Le pivot d'attaque vient de tromper la vigilance de son cerbère. Il a quitté la ligne des six mètres. Il a accompagné le défenseur qui monte en direction de son partenaire tireur. Il coupe la course du défenseur en s'opposant à lui latéralement. « Pour les défenseurs, la solution consiste alors à essayer de changer d'adversaire direct, explique Claude Onesta. C'est à dire que celui qui était sur le pivot va aller sur le tireur libre, et celui qui vient d'être bloqué va tenter de prendre en charge le pivot ».

Deux hypothèses se présentent dès l'instant où le bloc est posé de façon idéale, dans le temps et dans l'espace. Les défenseurs n'ont pas le temps d'interchanger leur rôle : l'arrière porteur de balle, libéré de tout marquage, déclenche son tir. Dans le cas ou les défenseurs parviennent à intervertir leur tâche, une deuxième solution s'offre aux attaquants : « C'est ce que l'on appelle le bloc avec remise au bloc, poursuit Claude Onesta. C'est à dire que l'arrière va arrêter son action de tir. En fait, il va servir le pivot qui passe du bloc à une action d'engagement vers le but pour recevoir le ballon et se trouver en situation de tir ».


Les Résulats

1ère phase, poule C, à Madère

Date Rencontre
Score
lun 20/01/2003    
  RUSSIE b. HONGRIE
31 - 30
  ARGENTINE b. CROATIE
30 - 29
  FRANCE b. ARABIE SAOUDITE
30 - 23
mar 21/01/2003    
  ARGENTINE et RUSSIE
26 - 26
  CROATIE b. ARABIE SAOUDITE
25 - 18
  FRANCE b. HONGRIE
29 - 24
jeu 23/01/2003    
  CROATIE b. RUSSIE
28 - 26
  HONGRIE b. ARABIE SAOUDITE
36 - 25
  FRANCE b. ARGENTINE
35 - 18
sam 25/01/2003    
  HONGRIE b. ARGENTINE
35 - 23
  CROATIE b. FRANCE
23 - 22
  RUSSIE b. ARABIE SAOUDITE
34 - 17
dim 26/01/2003    
  CROATIE b. HONGRIE
30 - 29
  ARABIE SAOUDITE b. ARGENTINE
31 - 30
  FRANCE b. RUSSIE
31 - 15

Classement
  Equipe
Pts
J.
G.
N.
P.
p.
c.
Diff.
1 CROATIE
8
5
4
0
1
135
125
10
- FRANCE
8
5
4
0
1
147
103
44
3 RUSSIE
5
5
2
1
2
132
132
0
4 HONGRIE
4
5
2
0
3
154
138
16
5 ARGENTINE
3
5
1
1
3
127
156
-29
6 ARABIE SAOUDITE
2
5
1
0
4
114
155
-41

2ème phase, groupe 4

Date Rencontre
Score
mer 29/01/2003    
  SUEDE b. HONGRIE
33 - 32
  FRANCE b. SLOVENIE
31 - 22
jeu 30/01/2003    
  FRANCE b. SUEDE 30 - 24
  HONGRIE b. SLOVENIE 28 - 25

Classement
  Equipe
Pts
J.
G.
N.
P.
p.
c.
Diff.
1 FRANCE
6
3
3
0
0
90
70
20
2 HONGRIE
2
3
1
0
2
84
87
-3
- SLOVENIE
2
3
1
0
2
76
84
-8
- SUEDE
2
3
1
0
2
82
91
-9

Phase finale

Vainqueur :
CROATIE
  Rencontre
Score
Finale    
dim 02/02/2003 CROATIE b. ALLEMAGNE
34 - 31
Match pour la 3e place    
dim 02/02/2003 FRANCE b. ESPAGNE
27 - 22
Match pour la 5e place    
dim 02/02/2003 RUSSIE b. HONGRIE
30 - 25
Match pour la 7e place    
dim 02/02/2003 ISLANDE b. YOUGOSLAVIE
32 - 27
Demi-finales    
sam 01/02/2003 ALLEMAGNE b. FRANCE
23 - 22
  CROATIE b. ESPAGNE
39 - 37 ap
Matches de classement    
sam 01/02/2003 RUSSIE b. ISLANDE
30 - 27
  HONGRIE b. YOUGOSLAVIE
34 - 33 ap

 

Les Photos


Patrick Cazal

Jérome Fernandez

Bruno Martini

Jackson Richardson

Les costauds en bronze
Adieu et merci Monsieur Martini

Quoi qu'il arrive, ils n'iront pas en Tunisie en 2005. Double champions du monde, en 1995 et en 2001, Jackson Richardson, Patrick Cazal, Gregory Anquetil et Bruno Martini disputaient leur dernier Mondial. Si certains d'entre eux sont tentés par une nouvelle aventure olympique, à Athènes en 2004, il en est un qui a d'ores et déjà décliné l'invitation. Bruno Martini a gardé pour la dernière fois la cage tricolore, lors de cette petite finale. Le gardien tire sa révérence. Des adieux qu'il a effectué avec brio.

Bruno Martini a évolué 60 minutes avant de sortir par la grande porte. Joueur, provocateur, bluffeur à souhait, il a mis en difficulté les tireurs espagnols. À maintes reprises, il s'est opposé aux tentatives ibériques. Sur les ailes, à 6 mètres, ou encore sur les tirs de loin, il a multiplié les arrêts. L'ancien vice-capitaine de l'équipe de France a une fois encore parfaitement rempli son rôle. On ne verra donc plus ses mimiques, ses rictus, son poing vengeur, rageur. On n'entrendra plus ses coups de gueule, ses colères à l'adresse de lui-même et de ses partenaires de l'équipe de France. Chapeau, Monsieur Martini, pour cette carrière internationale. Et adieu Bruno.